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Analyse des émissions de COV de produits routiers

Platine pour l’analyse des émissions de COV de produits routiers en phase d’usage

Le secteur du transport joue un rôle central dans la pollution de l’air en générant des composés tels les oxydes d’azote, les particules fines ou les composés organiques volatils (COV). Des publications récentes tendent également à mettre en cause le rôle des infrastructures comme source passive de COV issus des mélanges routiers en phase d’usage. Ces premiers recherches demeurent toutefois insuffisantes et ne caractérisent que très partiellement l’influence de la formulation des matériaux et de facteurs climatiques sur ces émissions de COV.

Dans ce contexte, l’objectif des recherches menées à l’Université Gustave Eiffel est (1) de mieux comprendre les facteurs qui influent sur la génération d’émissions de COV de mélanges routiers et (2) de les caractériser.

Une première étape consiste à développer un dispositif expérimental permettant de générer, de collecter et d’analyser les émissions issues des mélanges routiers (diamètre 255 mm maximum et épaisseur de 20 à 60 mm) en phase d’usage dans ces conditions climatiques stabilisées. C’est pourquoi une chambre climatique a été construite. Elle possède un volume utile de 45 L avec de parois spécifiques afin de minimiser les pertes et la réactivité surfacique vis-à-vis des COV. Elle est équipée de lignes en acier inoxydable inerte pour permettre une analyse quantitative et répétable des émissions. L’analyse des COV totaux est effectuée au moyen d’un Détecteur à Photo-Ionisation (PID) et est équipée de dispositifs de prélèvements (tubes Tenax) permettant la collecte de composés organiques pouvant être analysés par des techniques chromatographiques avancées afin de compléter les résultats obtenus par le PID.

Avec le système disponible au laboratoire MIT, il est possible de produire des facteurs d’émission (utiles en analyse de cycle de vie) des matériaux étudiés dans des gammes de température de l’échantillon et d’humidité de l’air comprises entre 20°C et 70°C et < 0.1% - > 95%, respectivement. Cela permettra de faire un état des lieux des réseaux actuels et d’anticiper les émissions de COV des revêtements futurs dans une perspective de modification des formulations des mélanges et de réchauffement climatique.

échantillons de mélanges routiers